
Unlocking the zoo in the middle of the city, the mind on fire and moon landing in the great fields of Nerves .
I float like a wailing wolf ,
I’m a fetus
I live in the black tunnel
Howling .
And the materialism of things takes off its heavy fur ,
in the beginning :
deaf puppy , dumb and hungry
I saw a student ,
If I ever return to
the cave / The mother
I will become a blue owl.
Or just a blue feather of this owl.
Or just the pale blue eyes of my mother in law.
Or just a blue ribbon in my beloved’s hair.
Or just a black cat in the darkest night.
But have you seen this zipper in the sky that opens onto the abyss?
Or on a flight of moths.
Their silk squeaks.
The dreams of their silk capture hawks.
The Earth is pitching. The Earth turns like a pancake on the record player of a Breton grandmother, a very old Sunday morning in Recouvrance, beyond the lace.
The Earth is a sailor covered with saltwater pearls and who takes himself for a swarm of bees.
The Earth is buzzing and each movement of the sky changes the music.
When darkness sets in, koras and balafons make fireflies tremble and the entire universe
fades away in suspension points.
Do you remember that foghorn of the Cap de la Vierge lighthouse, which haunted the warm cotton of this August morning. The light came from everywhere and like a sandstorm, was nourishing the very texture of the air.
The sea was silent. The sea had stopped its eternal chatter.
The ocean had stayed hung once for all on the tips of the sea anemone tentacles.
A city within a city
Room above room
A hole inside a hole
From the urban nightmare ,
Isolation cells agglutinate and open the abyss of their legs to the breath of the brute age
Yes, I remember the cities, floating in the distance like islands, absorbed in their own dust, swallowed by their own noise, their trumpets sounding the morning charge. Oh! Yes, I remember the cities, staggering in their drunkenness and the obstinacy of their smells, scraping the gold at the bottom of their gutters, entirely populated with absences. I remember their high fortresses, their windows and their mirrors, and our fronds too, as if it were yesterday.
She still writes to me, releasing the age old lighthouse gaze with its whirling and blue snakes. Terrorizing the saucers and the ones who resemble the light polishers, she cleans her incisors when the full moon unleashes its envelopes hissing in the garden. It is her way of expressing the good nature of hive dwellers.
****************************************
French version

Dรฉverrouiller le zoo en plein coeur de la ville, l’esprit en feu, alunissage dans les grands champs des nerfs.
Je flotte comme un loup qui gรฉmit,
Je suis un foetus.
Je vis dans le tunnel noir.
Hurlant.
Et le matรฉrialisme des choses enlรจve sa lourde fourrure,
au dรฉbut : chiot sourd, muet et affamรฉ
J’ai vu un รฉtudiant,
Si jamais je reviens ร la grotte, ร la mรจre
Je deviendrai une chouette bleue.
Ou juste une plume bleue de cette chouette.
Ou juste les yeux bleu pรขle de ma belle-mรจre.
Ou juste un ruban bleu dans les cheveux de ma bien-aimรฉe.
Ou tout simplement un chat noir dans la nuit la plus sombre.
Mais avez-vous vu cette fermeture รฉclair dans le ciel qui s’ouvre sur l’abรฎme?
Ou sur un vol de papillons de nuit.
Le crissement de leur soie.
Les rรชves de leur soie capturent des faucons.
La Terre tangue.
La Terre tourne comme une crรชpe sur le tourne-disque d’une grand-mรจre bretonne, un trรจs vieux dimanche matin ร Recouvrance, au-delร des dentelles.
La Terre est un marin couvert de perles d’eau salรฉe et qui se prend pour un essaim d’abeilles.
La Terre bourdonne et chaque mouvement du ciel change la musique.
Lorsque l’obscuritรฉ s’installe, les koras et les balafons font trembler les lucioles et l’univers entier sโรฉvanouit en points de suspension.
Te souviens-tu de cette corne de brume du phare du Cap de la Vierge, qui hantait le coton chaud de ce matin d’aoรปt.
La lumiรจre venait de partout et, comme une tempรชte de sable, nourrissait la texture mรชme de l’air.
La mer รฉtait silencieuse. La mer avait cessรฉ son รฉternel bavardage.
L’ocรฉan รฉtait restรฉ accrochรฉ une fois pour toutes au bout des bras des anรฉmones de mer.
Une ville dans une ville
Chambre sur chambre
Un trou dans un trou
Du cauchemar urbain,
Les cellules d’isolement s’agglutinent et ouvrent l’abรฎme de leurs jambes au souffle de l’รขge brut
Oui, je me souviens des villes flottant au loin comme des รฎles, absorbรฉes dans leur propre poussiรจre, avalรฉes par leur propre bruit, leurs trompettes sonnant la charge du matin.
Oh! Oui, je me souviens des villes, titubant dans leurs ivresses et l’obstination de leurs odeurs, grattant l’or au fond de leurs รฉgouts, entiรจrement peuplรฉes d’absences.
Je me souviens de leurs hautes forteresses, de leurs vitres et de leurs miroirs,
et de nos frondes aussi,
comme si c’รฉtait hier.
Elle m’รฉcrit toujours, libรฉrant le regard du phare sรฉculaire avec ses serpents tourbillonnants et bleus. Terrorisant les soucoupes et celles qui ressemblent aux cireuses de lumiรจre, elle nettoie ses incisives lorsque la pleine lune dรฉchaรฎne ses enveloppes qui sifflent dans le jardin. C’est sa faรงon d’exprimer la bonne nature des habitants des ruches.


Leave a Reply